La chronique
La disparition prématurée de Michael Jackson le 25 juin restera comme l'événement musical majeur de l'année 2009. Les réactions qui ont suivi son décès, amplifiées par le réseau internet, sont allées bien au-delà de celles provoquées en leur temps par Elvis Presley, John Lennon ou Kurt Cobain.
Naturellement, l'imbroglio musico-financier qui a marqué ses dernières années a pris le relais, les restes de l'héritage artistique suscitant la grande convoitise des promoteurs de concerts AEG. Voici donc le film des répétitions de concerts avortés, accompagné d'un double album qui n'offre pour toute substance qu'un titre inédit, « This Is It », supposément daté de 1983 et co-écrit par Paul Anka. En soi, rien d'exceptionnel que cette ballade richement orchestrée, servie deux fois.
Pour le reste, la bande originale déroule sur un premier disque les versions connues des hits tels qu'ils apparaissent à l'écran, dressant un résumé éclair de toutes époques (« I Want You Back », « Don't Stop 'Til You Get Enough », « Bad », « HIStory »). La seconde partie se révèle plus intéressante avec des prises alternatives et inédites. Les chefs d'oeuvre que sont « Thriller », « Billie Jean » ou « Black or White » se parent de nouvelles couleurs, sans atteindre la perfection des versions achevées. La visite inclut également la lecture de « Planet Earth », version audio du poème inséré dans l'album Dangerous, éprouvante à tous égards.
Le film comme sa bande sonore et les archives déterrées ont certes valeur de documentaire, ils n'en sont pas moins saisissants pour l'admirateur de l'autoproclamé « King of Pop ».
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