La chronique
Après le succès de Gourmandises, Alizée revient au printemps 2003 avec ce deuxième album Mes Courants Electriques. La jeune prodige a maintenant 18 ans (le temps file), se fait plus féminine, et s’affiche sur la pochette du disque avec un escarpin géant, pour montrer que - malgré sa tenue sexy - elle n’a pas encore quitter le monde de l’adolescence.
Le premier single « J’en ai marre » se place en quatrième position du Top 50 et devient en toute logique Disque d’or. Sortent ensuite « J’ai pas vingt ans » et « A contre-courant », deux autres tubes majeurs de la carrière d’Alizée.
Les sonorités sont peut-être légèrement plus rock mais malgré la présence de guitares électriques, l’album est fait des mêmes ingrédients que le précédent. Toujours écrit et produit par le duo Farmer - Boutonnat, Mes Courant Electriques propose une pop où les claviers et les sons synthétiques constituent la dominante. Légèreté dans les musiques et les paroles est aussi le maître-mot : « J’en ai marre » est une chanson légère digne d’une adolescente capricieuse. Ailleurs, on retrouve la sensualité, l’amour et le désir dans « A contre-courant » et « C’est trop tard ». Quelques morceaux plus sentimentaux et plus graves sont aussi à noter. C’est le cas des romantiques « Tempête » et « Amélie m’a dit ». Plus que jamais, la plume de Mylène Farmer se fait sentir.
Jeux de mots, sous-entendus, sensualité... la recette fonctionne toujours. L’album se vend à 400 000 exemplaires. La petite brunette entame ensuite une tournée en France, en Belgique et en Suisse, qui débute par un Olympia et se termine au Zénith. Un album et un DVD live, Alizée en Concert, en découlent grâce auxquels, Alizée s’exporte au Mexique. L’aventure continue.
Anne-Claire Duchossoy
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