La chronique
L'âge d'or des débuts du rock ne cesse pas, et ne cessera probablement jamais, d'inspirer les artistes. L'Irlandaise Imelda May s'engouffre ainsi dans un répertoire rock'n'roll, rockabilly et jazz avec Love Tattoo.
L'album n'atteint pas les sommets, il vaut surtout pour l'interprétation d'Imelda May qui sans posséder un organe comparable à une Amy Winehouse, est par contre très douée pour créer des climats. Que ce soit dans le rock'n'roll avec « Johnny Got a Boom Boom » ou dans la ballade jazz avec « Knock 123 » , l'évocation est impeccable. Les bars enfumés avec leurs planchés jonchés de sueur surgissent immédiatement, tandis que deux dockers s'affrontent du regard au-dessus de leur pinte de bière pour les faveurs de la belle.
Love Tattoo porte le rock et le jazz dans sa chair, sans artifice superflu, si ce n'est la mèche décolorée d'Imelda May.
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