La chronique
Love from Jaïpur n'est pas né d'un set de Béatrice Ardisson à Jaïpur, il sert plus prosaïquement à illustrer l'exposition au Bon Marché de son amie Marie-Hélène de Taillac, créatrice de bijoux. D'où l'aspect brillant de la pochette, d'où la sélection qui fait autant référence à l'Inde qu'aux pierres précieuses et au glamour.
Béatrice Ardisson est connue pour savoir dénicher des reprises drôles et inattendues pour ses séries La Musique de Paris Dernière ou Mania. Sa réputation de chineuse de pépites n'est pas usurpée, ses choix sont en général jouissifs et décapants et ont largement assuré le succès de ces deux séries.
Ici elle s'attaque à ce qu'il est convenu d'appeler une "compilation de lieux", en l'occurence l'illustration sonore d'un évènement. Le choix des titres est bien sûr parfaitement en phase avec le thème, une sensation de volupté et de raffinement se dégage à l'écoute des titres.
La sélection justement est peut-être trop bien adaptée, légèrement prévisible, pas assez folle, pas assez ardissonienne. Béatrice Ardisson a habitué son public à l'excellence, Love from Jaïpur n'est qu'une compilation agréable mais vite oubliée, pas meilleure que d'innombrables compilations ciblées lounge. Loin d'un modèle du genre comme The Conran Shop Volume 1 d'Aurore Leblanc.
François Alvarez
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