La chronique
Deuxième album studio de Paris Combo, Living Room a permis à ces cinq compères de prendre leur envol. Naviguant toujours entre la chanson rétro, le jazz, les musiques latines et autres exotismes - leur marque de fabrique - le groupe signe douze nouvelles chansons qui auraient davantage tendance à s'éloigner de la tradition française de l'entre-deux-guerres, pour évoluer vers la « world musette ». Cela lui vaudra ni plus ni moins qu'une nomination aux Victoires de la musique dans la catégorie « Révélations de l'année » en 1999. Sans se soucier des modes et des tendances, Paris Combo surprend et charme à travers des « somnambules » et des « vieux singes savants » et emmène son public sur les traces d'un voyage musical envoûtant et dépaysant, toujours aussi joyeux et mélancolique à la fois, notamment sur « Pas à Pas » chanté en duo par Belle du Berry et Mano, ou encore sur « Señor » avec ces ambiances orientales et une dominante jazzy pour les arrangements. Les morceaux vont crescendo, la trompette est là, la gaieté s'installe, comme lors d'un concert où l'apothéose révèle chaque instrument dans des solos où chaque musicien s'en donne à c?ur joie. La voix cristalline de Belle du Berry est toujours aussi enivrante, les ch?urs de Mano, le contrebassiste amènent une touche à la Georges Benson quand la pompe manouche de Potzi, la trompette bouchée de David Lewis et la batterie de velours de François-François fonctionnent plus que jamais au quart de tour. Comme dans «Mobil'homme » : « Aux accents
Accents traînants
Et insinuant :
Sans désenchanter
Laissons nos accents danser... » « Living room », avec sa gouaille sait trouver le tempo et le mot juste, et se vend à plus de 130 000 exemplaires, sort en Australie puis aux Etats-Unis où on qualifie le métissage culturel et musical de Paris Combo de world music.
Angélique Fouret
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