La chronique
Dés les premières notes, Eels With Strings, Live At The Town Hall (Eels acoustique, l’amour à la mairie) résonne comme un concert intime, sobre et sublime : il flotte dans l’assistance new-yorkaise (omniprésente mais discrète, le mastering du live étant d’une qualité jamais vue) comme une sorte de recueillement liturgique. Cette ambiance imprègne littéralement chaque note, chaque instrument à la façon de l'Unplugged de Nirvana.
Les titres se suivent donc sans se ressembler : le génial « Flyswatter » est retravaillé à la scie musicale et au violon, tandis que « Novocaine for the soul » évoque la complainte d’un marin avec ses accordéons dépressifs. Plus optimiste que jamais, « I like birds » nous revient dans une version épurée, débarrassé avec brio des effets électroniques. Comme pour s’excuser, E entame au piano « My losing streak » et finit hystérique sur son « Hey men you’re really livin’». Le concert apporte aussi son lot de reprises-surprises comme le nostalgique « Girl from the north country » de Bob Dylan, le très étrange « Pretty Ballerina » de Michael Brown (joué au piano désaccordé) et le « Poor side of town » de Johnny River.
Eels avait acquis de longue date une réputation d’excellence dans ses concerts , mais avec ce live, le groupe continue son ascension tranquille vers les sommets du rock Damien Waltisperger
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