La chronique
Spécialiste du répertoire romantique et plus particulièrement de Chopin et de Liszt, Cyprien Katsaris n'a pas toujours obtenu la mansuétude de la critique malgré quelques récompenses de poids comme les trois Grands Prix du Disque décernés par l'Académie Charles-Cros. Cet enregistrement de septembre 1984 reparu en 2011 permet de remettre les pendules à l'heure et de constater qu'à l'époque comme sur les derniers enregistrements (Katsaris Plays Liszt Vol. 1), le pianiste chypriote n'a rien perdu de sa technique qui dans la décennie soixante-dix lui a valu de remporter plusieurs concours de renom.
Constitué principalement des Harmonies poétiques et religieuses S. 173 composées entre 1846 et 1850 et des quatre Méphisto-Valses plus tardives, le programme est aussi alléchant que réussi grâce au toucher sûr et virevoltant d'aisance d'un Katsaris enflammé par la partition. On pourra reprocher le tempérament éxubérant de sa Méphisto-Valse n°1, mais le beau diable s'en tire merveilleusement dans la N°2 (la plus connue) et la dernière.
La suite de l'enregistrement formée de la Bagatelle sans tonalité S. 216a (superbe), de la Méphisto-Polka (légère et flottante) et des Variations sur Weinen, Klagen, Sorgen, Zagen S. 180 (intenses) montre un technicien à la hauteur de sa réputation lisztienne, non usurpée.
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