La chronique
S'étant faite connaître en participant à l'émission Star Academy, Marina ne peut échapper, à la sortie de son premier album intitulé Libellule, à la référence. Trop souvent synonyme de productions commerciales et d'individus formatés enfermés dans des carcans médiatiques, l'accueil réservé par la critique demeure alors suspicieux et dubitatif.
Mais il faut reconnaître que Marina ne cadre pas avec les clichés. Echappant au timbre type nasillard, puissant et emprunté, sa voix fragile reste juste simple, et du coup sincère. Ses compositions folk et légères bénéficient d'arrangements très variés, et co réalisés avec Da Silva et Christophe Mali (Tryo). Si elle chante en duo avec ce dernier sur « Revolver », elle dialogue également avec un violoncelle charmeur sur « Reste/Mère » ou badine sur « L'ivrogne » swinguant.
Ainsi, cordes, contrebasse, percussions et ukulélé confinent un caractère parfois exotique et mutin (« L'un sans l'autre »), sans oublier les cuivres fanfaronnant (« 18 ans ») et pleins d'humour. Marina semble assumer sa personnalité et ses choix, le meilleur moyen de faire d'honnêtes premiers pas.
Réagissez