La chronique
En attendant l'apogée ou la chute ? C'est la question que l'on peut poser au regard de la tempête médiatique dans laquelle s'est trouvé le groupe Sexion d'Assaut. Auteur de propos et de textes homophobes, il a vu des concerts annulés, et un début de carrière en flèche mise sur la touche.
Pour marquer son retour, le groupe présente 20 inédits, 19 clips et un documentaire sur DVD. Un projet ambitieux, distillé au compte-goutte depuis quelques semaines, par des vidéos postées sur internet. Ca commence par une visite festive de Paname dans « Paris va bien » où les rappeurs tentent un refrain lyrique façon Figaro qui accompagne la ligne de base du morceau. Virage electro dans « Qui t'a dit » qui reprend en fil conducteur « Here Comes the Hotstepper », gros succès du Jamaïcain Ini Kamoze. Une tentative qui devrait diviser le public de base de Sexion d'Assaut. Dans cet esprit dancefloor, « A bout d'souffle » sort du lot grâce à un refrain punchy.
Le groupe revient à un son hardcore dans « Breh », un freestyle où le groupe tacle ceux qui ne croyaient pas en eux. « Vu la haine que j'ai » peut s'entendre sur certaines phrases comme une référence aux récents déboires du groupe. « Fermez tous vos gueules parce qu'à côté y'a des gens qui, trois points de suspension » dit l'un des membres. Au rayon des solos, Lefa tire son épingle du jeu avec « Ra-fall », un titre marquant musicalement grâce au flow du rappeur. Le reste comporte de réelles faiblesses pour un album aussi long. Beaucoup trop pour atteindre l'apogée.
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