La chronique
Emmanuelle Bertrand livre chez Harmonia Mundi un album solo d'une intensité rare. Le violoncelle parle est donc un album dédié à cet instrument à la tessiture proche de la voix de l'homme.
Trois compositeurs forment le récital du Violoncelle Parle. Benjamin Britten, Gaspar Cassado et Zoltan Codaly forment le socle de cet album. Ancré dans le début du XXème siècle, cet album explore, entre l'anglais Britten et l'espagnol Gaspar Cassado, des sonorités diverses. Musique traditionnelle sur la « suite for solo violoncello (1926) : III. Intermezzo e danza finale. Lento ma non troppo », romantique sur la « suite pour violoncello op8 (1915) III allegro molto vivace » de Zoltan Kodaly ou plus contemporain sur la « suite for solo violoncello no3 op87 (1971) in C minor III Canto con moto » de Britten.
En un album, Emmanuelle Bertrand et son violoncelle nous invitent au voyage. Les destinations sont les émotions. D'une ?uvre à une autre, d'un compositeur à un autre, l'auditeur est transporté dans une narration musicale. L'interlude de Pascal Amoyel avant les trois titres de Zoltan Koldaly offre un dernier souffle avant un dénouement final.
En regroupant trois compositeurs de la même époque mais aux styles différents, Emmanuelle Bertrand donne la parole au violoncelle, véritable narrateur de cet album.
Frédéric Neff
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