La chronique
Les étourdis qui pensent que Malavoi est un groupe de zouk, doivent impérativement se pencher sur Le Meilleur pour se remettre les idées en place. Ils trouveront condensé en deux CDs, un raccourci décent de la carrière du groupe martiniquais.
Et, ils se rendront vite compte que Malavoi s'emploie à réveiller les styles antillais traditionnels, biguine, quadrille, ou mazurka à l'aide de quelques ingrédients bien sentis. Salsa, musiques brésilienne ou africaine, un rien de jazz à consonance latine, un peu de tout ce qui traîne - et dieu sait s'ils sont nombreux - comme rythmes du côté des Caraïbes.
Le tout avec une présence importante des violons qui sont la marque de fabrique de Malavoi, ainsi que des orchestrations dont la richesse mettait parfois en oeuvre le talent de plus d'une dizaine de musiciens. Le résultat est une musique à la fois soyeuse et rythmée, gaie sans être futile, nonchalante en restant vitaminée.
Des titres comme « La Filo », « Caressé moin » avec Marijosé Alie, « Ti-colibri », ou « Antoinise », reflètent parfaitement la diversité de Malavoi et son brio naturel. Les deux premiers nommés étant devenus en outre des classiques du répertoire antillais et plus largement français et même mondial. Car c'est bien une forme d'universalité que véhicule Malavoi, comme en témoigne une carrière qui l'a vu se produire sur tous les continents.
Le Meilleur rappelle tout cela et remet en perspective un groupe dont il n'est trop souvent retenu que l'aspect folklorique et l'étiquette paresseuse de musique du soleil pour vacances d'hiver fortunées.
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