La chronique
Il a décidé de tirer sa révérence. Du moins c'est ce qu'il a annoncé. Après l'échec de Ballon d'Or, Sinik avait déjà déclaré se consacrer désormais à la production. Pour définitivement boucler la boucle, le rappeur sort Le Côté Malsain, un « street album », clin d'?il au premier. Pour l'occasion, il en propose deux versions dont une collector qui contient pas moins de 30 titres.
Sinik ouvre cet album-testament avec un titre personnel et approprié « 100 regrets ». Il poursuit la veine introspective dans « Collision », où il évoque son parcours de la délinquance à son rôle de père (en duo avec Youssoupha). « Miroir sans teint » analyse son succès dans le rap, avec cette formule qui fera sourire « On m'a dit si t'as les clés de la réussite, faut faire un double ».
Celui qui s'est fait connaître par un style « hardcore » reste fidèle à ses obsessions thématiques pour ce dernier round, comme le quotidien de la rue (« La Loi du plus fort », « Sale môme »). « Retour » referme cette édition simple de 18 titres avec pour objet la question de l'intégration.
Côté remix, le rappeur des Ulis adapte « La Vie qui va avec » de Sefyu sur le même système. Sur la boucle de piano de « Promise Me » (Beverley Craven), « Boule de cristal » livre une vision plus ou moins anticipée de l'avenir. Reste à savoir ce que la boule de cristal réserve à Sinik.
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