La chronique
Ce nouveau disque est sans doute le plus abouti et qui celui qui correspond le plus à ce que sont Manu Chao et son groupe sur scène. Aujourd’hui il ne voyage plus seul et cela s’entend. On y retrouve pour la première fois depuis l’époque de la Mano Negra des morceaux très rock comme « Rainin in paradize », mais encore aussi des ballades acoustiques telles qu’il en a le secret. On y trouve surtout l’éblouissant « Me llaman calle », chanson qui traite de la prostitution et qui est l’une des meilleures compositions de Manu Chao. Y figure également « Mala Fama », un superbe duo avec son ami Tonino Carotone. Manu Chao est parti de 40 chansons pour ne conserver que celles qu’il estime les plus représentatives de son état d’esprit du moment. L’album est rayonnant d’énergie à l’image du soleil figurant sur la pochette du disque. Mais dans ce disque à guitares, le carnet de route n’est plus uniquement acoustique et latino. Plusieurs des chansons de l’album sont en anglais, ce qui lui permet désormais de toucher un nouveau public plus sensible à la production musclée du disque qu’aux ballades nonchalantes et aux bricolages figurant sur ses albums précédents.
Cette nouvelle production et la tournée aux Etats-Unis qu’il a effectuée en 2007 lui permettent d’être diffusé par les college radios américaines où Manu Chao rencontre désormais un écho important. Du Washington Post au New York Times, tous se sont enflammés pour la musique et les déclarations de cette la figure de proue de la fusion latino. Christophe Deniau
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