La chronique
A l'époque où sort La Fossette, la chanson française est plus habituée aux paillettes qu'aux exercices intellectuels. Sorti sur le label d'un ami (Lithium), l'album de Dominique A révolutionne le genre en prouvant qu'il est encore possible d'innover dans la langue de Molière, sans avoir recours à la surenchère. La Fossette reprend plusieurs titres du premier 33t Un Disque Sourd, auto-produit à 150 exemplaires. Cet album marque dès les premiers morceaux : un brûlot minimaliste décomplexé. L'émotion est à l'état brut, indéniablement rock et intime, prenant à revers l'auditeur par des attaques en chaud-froid. Dans cette noirceur, la lumière y est obscène, intrusive et cassante. Un album à marquer d'une pierre blanche. 1992 et un Dominique A plus tard, on ajouta le préfixe « nouvelle » à la chanson française.
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