La chronique
Qu'il est loin, le temps où Da Silva faisait dans le rock tendance punk durant sa prime jeunesse, puis avec les Tambours du Bronx, véritable soupape de décompression pour cet auteur compositeur interprète de talent.
Ici, sur ce quatrième opus, Da Silva emprunte la voie du stroy-telling à la française, teinté d'arrangements parfois electro. Mais c'est à travers le texte et la mélodie que le chanteur tire son épingle du jeu. De « Les Concessions » à « La Crise » en passant par « La Dernière personne », Da Silva dresse un tableau personnel et original de sa façon de voir les choses de la vie : le couple, la position de l'individu dans la société, le tout souvent à l'aide d'une guitare acoustique.
Produit par Yann Arnaud (Air, Syd Matters), La Distance offre une panoplie musicale résolument moderne, sans fioritures. L'un des points d'orgue de l'album étant justement le très beau « Les Stations balnéaires », morceau pop doux-amer, comme une complainte avec le sourire aux lèvres. On retiendra le soin avec lequel Da Silva semble s'être investi dans ce nouvel opus.
Les douze titres de La Distance tiennent non seulement la route, mais laissent également entrevoir de nouveaux horizons pour le chanteur, illustrés ici par une ouverture musicale qui dépasse les limites de la simple « nouvelle chanson française », expression-étiquette souvent lapidaire et intrinsèquement dénuée de sens. Da Silva s'est frayé un chemin entre Miossec et Dominique A, avec grâce et agilité.
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