La chronique
C’est sans fracas que les chansons de cet album vous prennent à la gorge. Lentement, mais sûrement, allant de l’amnistie à la rage contenue. Etrange paradoxe entre une écriture profondément intellectuelle et une musique plus que viscérale. L'horizon a effectué une sortie plutôt confidentielle, conjuguant grâce et mélancolie. Le jeu est simple, allant droit au but, sans pour autant renouer avec la tradition minimaliste de l’artiste. Fini l’introspection et la première personne, place au détachement et aux textes à chute. D’une manière générale, le trait est plus léger et moins sombre.
Les titres « Comme un Camion », « Rue des Marais » ou « La Pleureuse » papillonnent dans une nostalgie rassurante, tandis que « Music Hall » est presque chuchoté. Et rien que l’onirique « L'horizon » constitue en soit tout un symbole, exposant la rigueur perfectionniste dont sait faire preuve Dominique A. Même le final tranche même avec l’austérité que l’on lui connaissait. Un pont tendu entre ses futures et anciennes aspirations musicales.
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