La chronique
Avec ces guitares qui donnent une cadence franche et ce violon qui joue une mélodie simple mais entêtante, on retrouve Les Cowboys Fringants toujours mûs par cette dynamique irrépressible, cette envie de faire de la vie une fête… responsable.
Mais sur cet album, c’est avant tout la fatalité optimiste des auteurs de la chanson « Les Etoiles filantes » que l’on retrouve. Car même si, dès la chanson d’ouverture, Karl Tremblay prévient qu’ « elle sera longue l’expédition », il n’est point question de sombrer après l’écoute de ces quatorze chansons où sont égrenées avec courage, les difficultés d’une vie (« La Bonne pomme », « La Tête haute »). Les textes de J-F Pauzé privilégient ici le portrait intimiste, avec des compositions léchées qui s’adressent à la part de mélancolie, voire parfois de douleur, que chacun possède.
Force est de constater que cela fonctionne et l’on finit par comprendre l’intérêt d’une telle entreprise. Après une décennie de succès cumulés dans différents registres, ces cowboys, trop souvent taxés de bêtes de scène, ont souhaité aborder les choses avec discernement en publiant un album plus harmonieux. Le message passe et donne du baume au cœur.
Cependant, certains préfèreront le coté déjanté de nos cousins québécois écolos (paraphrasant La Fontaine avec la chanson « Chêne et roseau »). Dans ce cas, il reste encore la possibilité de les voir sur scène dans une tournée « verte », parrainée par l’association Planète Urgence, qui passe par la France en 2009.
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