La chronique
Si son premier album nous laissait entrevoir un style politico-poétique propre à l’auteur, le second, L’Ange De Mon Démon, nous y plonge en profondeur et confirme un univers artistique qui est désormais sien fait de rimes acérées, de regards lucides sur un monde désespéré et désespérant, de cris d’amour déguisés en métaphores cyniques. L’Ange De Mon Démon débute par un « J’en peux plus » où Ridan traite de la difficulté de vivre, thème récurrent dans ses textes, face aux maux dont souffre notre monde, le racisme, les guerres, l’exclusion sociale. Mais Ridan persiste à rêver. D’un monde plus écolo sur « Objectif Terre », porté par un chœur d’enfants (le texte est étudié en école primaire), d’une France de toutes les couleurs dans « 60 millions d’amis » ou dans « Rentre chez toi », de fraternité entre les peuples comme l’évoque le sublime « Les fleurs » qui traite du conflit israélo-palestinien.
La chanson « Ulysse » – en fréquente rotation sur les radios – est un succès. Adaptée du poème Heureux qui comme Ulysse de Joachim du Bellay qu’il découvre à douze ans en classe, et à laquelle s’est ajouté un troisième couplet, elle évoque le besoin de retour aux sources de l’artiste, comme pour mieux se ressourcer. Ce n’est sans doute pas par hasard que l’album s’achève par un « On l’aime bien quand même » plein d’espoir sur la vie.
Réagissez