La chronique
L’espace, la science-fiction, le surnaturel, le paranormal, mais aussi les filles (« Isle Of Her ») ou la mort (« Forgotten Works », « Four Horsemen Of 2012 »), autant de thèmes qui nourrissent la musique des Klaxons, musique qui échappe résolument aux conventions comme aux étiquettes, avec également des rythmiques à cent à l’heure souvent déstructurées, divers effets de production très inventifs, des sons de claviers mélangés aux guitares et des voix hautes et surprenantes, évoquant des Beach Boys période « Good Vibrations » qui auraient troqué le LSD contre du speed.
Notons toutefois que comme pour bien des jeunes groupes, l’apport du producteur est ici énorme, James Ford ayant aussi occupé le tabouret du batteur durant les séances, après avoir canalisé le torrent de création que représente le trio Reynolds/Righton/Taylor, ce qui n’était semble-t-il pas une mince affaire.
Fort logiquement, les singles « Atlantis To Interzone » (agréable délire aux accents slaves et orientaux), « Golden Skans » (plus traditionnellement pop) et « Gravity’s Rainbow » sont rassemblés sur ce CD, toutes les autres compositions étant du même niveau.
Réagissez