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Java

Hawaï

Java
Bonne affaire
Album
Durée : 49mn
Genre : Rock Français
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Sony-BMG, 2000
MP3 - poids : 113 Mo
Interprète(s) : Java
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MP3
Compatible tous baladeurs
6,99 €
 
Retrouvez les informations détaillées (auteurs, compositeurs...) en cliquant sur chacun des titres
Écouter un extrait 01 - Sex Accordéon Et Alcool 0,99€
Écouter un extrait 02 - Pépètes 0,99€
Écouter un extrait 03 - Chihuahua 0,99€
Écouter un extrait 04 - Et Dieu Créa La Flemme 0,99€
Écouter un extrait 05 - Hawai 0,99€
Écouter un extrait 06 - Métro 0,99€
Écouter un extrait 07 - Le Ramsès 0,99€
Écouter un extrait 08 - C'est La Vie 0,99€
Écouter un extrait 09 - Interlude 0,99€
Écouter un extrait 10 - Le Poil 0,99€
Écouter un extrait 11 - Danser 0,99€
Écouter un extrait 12 - Au Banquet Des Chasseurs 0,99€
Écouter un extrait 13 - Mon Monde 0,99€

La chronique

A l’aube de ce troisième millénaire, Java lance une formule inédite : du rap-musette. De l’accordéon avec le phrasé du hip-hop ? On imagine que l'idée a pu faire rire bon nombre d’incrédules. C’était sans compter sur le talent de cette formation janusienne, menée d’un coté par l’expérience et la foi inébranlable de François-Xavier Bossard (dit Fixi), accordéoniste et chef d’orchestre, et Erwan Seguillon (futur R-Wan en solo), auteur inspiré doté d’un sens inné de l’autodérision, qui n’a donc rien à perdre à part son courage. Au nez et à la barbe de ses détracteurs, Java relève le défi et signe, chez Sony, ce brillant premier album en 2000.

Assistés du contrebassiste Jérome Boivin et du batteur Alexis Bossard, qui resteront ensuite membres du groupe, les Java font appel à DJ Shalom (que l’on a pu entendre et voir à l’époque sur scène avec -M- puis Bumcello) et se présentent en enfonçant les portes avec une chanson-bélier « Sex accordéon et alcool », un hymne qui ferait passer (à tort) ces parisiens pour de simples faiseurs de trouble, trop arrosés.

Le meilleur est à venir. Ces présentations font place à un flow de paroles réjouissantes, empruntant à la fois au Depardieu des grands jours (on notera une citation d’une réplique culte des Valseuses de Blier), au Brel des grands soirs (« Danser » et sa valse à trois temps) et à l’humour iconoclaste d’un Boris Vian. Il est vrai qu’Erwan Seguillon possède une gouaille et un flegme sardoniques à souhait. Les titres, qui s’enchainent sans temps mort, prennent pour cible les fainéants (« Et Dieu créa la flemme ») comme les usagés pressés du « Métro », sans oublier les femmes (« Le Poil », « Pépètes »). Heureusement, « Le Ramses » et ses clins d’œil appuyés à l’univers de Gainsbourg et un « Interlude » jazz manouche réservent de belles accalmies.

Comme le prouve la pochette d’Hawaï, qui n’a rien d’une carte postale, ce premier album de Java est un coup de fouet stimulant, un coup d’essai transformé en succès « populaire » : ce que le duo Fixi et Erwan a justement souhaité à l’origine. Rapide et enjouée, cette java n’est pas bleue, elle est rouge, impertinente et a le poing levé contre la bêtise et la morosité.

Anne Yven

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