La chronique
Bien sûr les images du clip de « Iron » et leur esthétique pure assaillent immanquablement à l'écoute du titre. La musique de Woodkid est cependant dissociable de l'image et possède sa propre vie.
« Iron » donc et son départ solennel, ses percussions électroniques, et la voix pleine de nonchalance de Woodkid. Le type même du titre dangereux, hypnotique et impossible à décrire autrement qu'avec des superlatifs. Un titre passe, mais « Brooklyn » présente bien, avec son doux folk, son rêve de pont de Brooklyn, sa tonalité mélancolique. Branché ou fasciné par les Etats-Unis, Woodkid passe ensuite à un « Baltimore's Firefall » entre folk alternatif et rock progressif.
Sans être le vilain petit canard, « Wasteland » est plus classique et prévisible, avec son piano et ses arrangements de cordes presque trop beaux. Woodkid s'approche ensuite très fort de l'electro avec deux remixes pertinents de « Iron ». Celui signé Mystery Jets est le plus convaincant, avec une approche trip-hop bluffante dont Portishead se serait régalé. La version de Gucci Vump est plus délicate, hésitant entre electro pop et house pour finir sa course dans un gênant compromis.
Iron est le genre de mise en bouche qui fait saliver à l'annonce d'un plus long format, où Woodkid ne manquera pas de surprendre encore.
François Alvarez
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