La chronique
Produit par Prince Fatty sur du matériel analogique d'époque, Hollie Cook est un merveilleux album de pop tropicale, ainsi que le dénomme son auteur. Il faut en fait parler d'un sublime hommage aux grandes chanteuses ska et rocksteady comme Phyllis Dillon.
Un reggae pop certes, mais roots en diable, n'oubliant pas la magie de passages de dub, les vocaux aériens et sensuels des sirènes de l'île. Hollie Cook a d'ailleurs de qui tenir, sa mère Jennie Matthias ayant officié derrière le micro du groupe 2Tone The Belle Stars.
Pour bien comprendre le style de Hollie Cook, il faut se référer aux versions reggae du titre soul « Breakfast in Bed » de l'immense Dusty Springfield. Hollie Cook a la même façon d'aborder le reggae que son illustre devancière la soul, avec cette pointe de je-ne-sais-quoi qui donne un charme et une coloration purement anglaises à son interprétation.
Hollie Cook est tout simplement magique, du tube « Milk and Honey », aux joyaux « Cry », « Walking in the Sand » ou « Sugar Water (Look at My Face » tout s'écoute avec une joie revigorante. Léger sans être superficiel, roots tout en étant susceptible de séduire les radios d'aujourd'hui, Hollie Cook est l'album de reggae féminin attendu depuis longtemps.
L'été 2011 s'annonce du coup sous les meilleures auspices, sa bande son idéale étant toute trouvée.
François Alvarez
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