La chronique
A la sortie de cet Heritage, cela faisait cinq ans que le français Shazz n’avait plus donné de ses nouvelles sur album… Pour ce nouveau disque, Shazz a fait appel au musicien et chanteur Michael Robinson (qui avait déjà travaillé avec Martin Solveig) et a ainsi donné une couleur musicale plus sobre et introspective (on est parfois à la limite du gospel) sur la quasi totalité des titres… De « Mirage » à « Holding my Pain » en passant par le ludique et surprenant « Ring », Shazz livre ici un disque très abouti, dissolvant sa house et ses appétences pop dans une musique intemporelle, subtile et à forte tendance jazzy…
C’est que Shazz a toujours bénéficié d’une palette sonore protéiforme, d’un instinct musical hors pair, brouillant ainsi les pistes de la sacro-sainte French Touch depuis les années 90… Heritage s’impose sans doute comme le plus bel effort de Shazz, aux confins d’une certaine idée de la house, d’un sens jazzy hors du commun et d’une sensibilité blues jusqu’alors restée dans l’ombre. Assurément, s’il ne fallait posséder qu’un seul album de Shazz, ce serait celui-ci. Arnaud de Vaubicourt
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