La chronique
Septième album pour le groupe du guttural emmené par Chad Kroeger... Here And Now succède au multi-platine Dark Horse, paru en 2008, qui s'est vendu comme des petits pains de l'autre côté de l'Atlantique, où le public ne semble avoir aucun problème avec ce post-grunge teinté de metal aux compositions pour le moins... faibles.
Rien n'a vraiment changé chez Nickelback depuis toutes ces années : guitares viriles, voix boursoufflée à la testostérone, couplets parfois maladroitement mélodieux et refrains qui viennent - la plupart du temps - tout gâcher. La recette de Nickeback est assez simple : un rock musclé, élevé aux hormones, et qui a le mauvais goût de se prendre au sérieux. « Gotta Get Me Some », « Bottoms Up », « When We Stand Together » et la plupart des autres titres de Here And Now souffrent du même syndrome propre à Nickelback : ils semblent avoir été écrits et composés en dix minutes, avec comme principal souci celui d'avoir respecté le cahier des charges de la chanson rock un peu lourdingue.
C'est creux, relativement insipide et sans une once de créativité, d'inventivité. On pourra seulement retenir une chose à peu près positive sur ce disque : les musiciens de Nickelback savent jouer de leurs instruments, et la production pointilleuse de l'objet satisfera les oreilles aguerries au son du groupe.
Encore et toujours, chez Nickelback, rien ne dépasse, tout est bien rangé. On peut trouver ça bien, mais on est aussi en droit de trouver ça, au mieux, très regrettable et d'un académisme assez monstrueux.
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