La chronique
Difficile de survivre à un succès mondial comme celui de « This Love », premier tube des Maroon 5, issu du premier album paru en 2002, Songs About Jane. Le groupe californien emmené par Adam Levine sort ce troisième album huit ans après ce carton radiophonique, et trois ans après un deuxième effort studio plutôt bien négocié (It Won't Be Soon Before Long, 2007).
Hands All Over est ouvert par le single « Misery », petite ritournelle soul pop assez guillerette, où la voix du charismatique (il le sait d'ailleurs un peu trop, et en joue, ce qui parfois peut devenir irritant) d'Adam Levine vient chercher cette harmonie dans les aigues. Le disque tient d'ailleurs cette note « bonne humeur » sur une bonne partie de ses chansons. L'ultra efficace « Stutter », le funky « Don't Know Nothing », le nostalgique « Just a Feeling » ou le nonchalant et classieux « I Can't Lie » collent parfaitement à l'image que l'on se fait de Maroon 5 : un groupe sûr de son art, bien dans sa tête et dans son corps, capable de goupiller des mélodies efficaces à la demande.
Produit par Robert John «Mutt" Lange (AC/DC, Foreigner, The Cars...), Hands All Over est un concentré de pop, de soul, de funk, de rock FM (appellation un peu galvaudée aujourd'hui mais qui correspond tellement bien ici) et même de R&B haut de gamme. Les Américains n'ont pas écrit leur nouveau « This Love » sur ce disque, mais ont livré un troisième album spontané, exigeant, cohérent et plutôt bien ficelé. Les fans de la première heure s'y retrouveront sans problème.
Arnaud de Vaubicourt
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