La chronique
La rencontre de Patrick Juvet avec Henri Belolo et Jacques Morali (par ailleurs « créateurs » de Village People) lui ouvre les portes des Etats-Unis. Il signe un contrat avec Casablanca (Kiss, Donna Summer…) et sort l’album Got a Feeling – I Love America. Il vient de signer son plus grand succès, avec « I Love America » et la planète disco s’entiche de Patrick Juvet. Le titre est classé dans pas moins de quinze pays et est n°1 aux Etats-Unis.
Patrick Juvet est un suffisamment bon musicien pour avoir vite assimilé les codes du disco, son anglais lui permet de faire bonne figure avec des textes simples, son physique est comme toujours un sésame supplémentaire. L’album, comme souvent à la période disco, est plus un enchaînement de versions maxi 45-tours qu’une suite de chansons. Malgré la qualité de « I Love America » et une version américaine de « Où sont les femmes ? » devenu « Where Is My Woman ? », Got a Feeling – I Love America n’est pas la plus grande réussite artistique de Patrick Juvet. Sa réussite commerciale, en revanche, est immense et permet à l’artiste de vivre en star et de n’avoir pas de frein dans les excès.
Cette reconnaissance internationale, loin de combler Patrick, l’éloigne de son public français. Les modes changent rapidement et de nouveaux talents arrivent chaque jour. Patrick Juvet ne les voit pas arriver depuis Los Angeles, sa période américaine pèsera d’un lourd poids négatif pour la suite de sa carrière.
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