La chronique
Groupe essentiellement scénique, le Golden Gate quarter possède une discographie particulièrement embrouillée, d'où n'émerge pas véritablement d'album référence. The Best of, sorti en 2010 n'est que l'une des compilations qui obscurcissent encore plus les cieux du Golden Gate Quartet.
Car le vétéran des groupes de gospel, et celui préféré des français, semble s'ingénier à semer ses droits aux quatre-vents, laissant sortir de multiples collections de titres, baptisées d'épithètes flatteurs. En fait de Best of, il n'y a ici qu'une succession de titres disparates, d'une qualité sonore en plus largement en-dessous des normes admissibles.
Du coup les belles harmonies vocales du groupe doivent s'écouter avec un cornet, le son ne permettant d'en apprécier que les fréquences les plus présentes. Le choix des titres est à l'unisson, mélangeant classiques gospel comme « Motherless Child » et reprises sans intérêt, dont « (Sittin'on) The Dock of the Bay ». Et pas même de « Oh Happy Day », seul véritable tube du groupe.
Une bien mauvaise affaire que ce The Best of, autant pour le pauvre acheteur floué que pour l'image d'un groupe qui ne mérite pas ça. Seules les voix parfaites de Golden Gate Quartet sauvent l'ensemble de la mise pure et simple au rebut.
François Alvarez
Réagissez