La chronique
Troisième album instrumental de Paul Gilbert, Fuzz Universe succède dans le genre à Get Out of My Yard et Silence Followed by a Deafening Roar. Le guitariste jamais avare de prouesses se contente de faire ce qu'il sait le mieux avec quelques amis fidèles représentés ici par Craig Martini (basse), Jeff Bowders (batterie) et son épouse Emi Gilbert aux claviers.
Fuzz Universe, donc, déverse un flot inextinguible de soli à donner le vertige et d'effets phénoménaux qui ont fait de Paul Gilbert l'une des gâchettes les plus rapides de l'Ouest de ces vingt dernières années. Certains titres comme « Fuzz Universe », « Olympic » ou « Will My Screen Door Stop Neptune » ne sont pas exempts d'aspects mélodiques compensant la haute technicité de l'ensemble, aux côtés de la relecture d'une Partita de J.S. Bach (« Bach Partita in D Minor ») et d'un clin d'oeil à Jimi Hendrix (« Don't Rain On My Firewood »).
En définitive, les habitués du guitariste américain trouveront là l'un de ses albums les plus réussis depuis Space Ship One (2005) et les novices l'occasion de revoir leur jugement sur les guitaristes virtuoses.
Loïc Picaud
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