La chronique
Pour ce premier album qui succède à des maxis prometteurs comme Cross the Line, ce trio d’Anglais déjantés fait fort : dès les premières mesures, on pense à Bloc Party. Et pour cause : outre l’usage saccadé des éléments rythmiques (basse et batterie), le chant d’Ed Macfarlane se situe dans les mêmes hauteurs que celui de Kele Okereke – qui évoque lui-même celui d’un certain Robert Smith…
Les influences du punk puis de la new-wave des années 1980 sont ici clairement revendiquées : le groupe ne s’appelle pas Friendly Fires pour rien, puisqu’ils font référence non pas au deuxième album de Sean Lennon mais à un titre du groupe Section 25, connu pour sa musique à la fois techno et punk.
Dès le premier titre « Jump in the Pool », qui donne en effet envie de se jeter dans une piscine un beau soir à la belle étoile, l’album offre une musique électronique oscillant sans cesse entre le rock et le disco… musique pas toujours mémorable, mais d’une irréprochable production et fourmillant d’arrangements malins. Séduisent alors la basse funky de l’énergique « Photobooth », ou les chœurs aériens d’Au revoir Simone sur « Paris », ode à la capitale française qui fait rêver ces trois jeunes anglais.
Friendly Fires est un disque qui, remplissant parfaitement les critères exigés d’un premier album prometteur, transmet une énergie lumineuse et joyeuse, mais qui rappelle également les recoins obscurs d’une discothèque du fin fond de l’Angleterre.
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