La chronique
Sans exploser comme les premières recrues de la Star Academy, Quentin Mosimann a su rapidement trouver son public, avec un premier album de reprises electro/swing et une tournée. Exhibition, deuxième « véritable » essai, devrait interpeller, d'abord grâce à sa pochette festive, criblée de couleurs, avec un Quentin Mosimann en suspension, qui rappelle un peu l'esthétique de David LaChapelle.
L'auditeur risque lui aussi de décoller du sol, face à la masse de hits electro entêtants, de « I Love, I Love », « Gimme a Break », au single « Toc toc ». Chanteur, auteur-compositeur, DJ, Quentin impose définitivement son style musical. Le son exclusivement dance-floor est efficace et travaillé, tandis que l'artiste arrive à faire swinguer dessus des mots dans la langue de Molière.
Le chanteur a collaboré avec François Bernheim (« Made in Paris », « Vibrer »), qui a notamment travaillé avec Serge Reggiani, Renaud et Patricia Kaas. Bernheim croit en Mosimann depuis longtemps et lui a écrit des textes adaptés à son univers de jeune homme. Les thèmes sont en adéquation avec les préoccupations de sa génération (difficulté à s'engager, sexe sans lendemain, fascination pour les mannequins). Exhibition contient aussi un texte faussement romantique sur le mythe du « Prince charmant » par Pierre Palmade (« Tu le reconnaîtras ») et le funky « Made in Paris », en duo avec Alexandra Kazan. L'ensemble forme un album très cohérent et de qualité.
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