La chronique
Rares sont les « jeunes » groupes pouvant capitaliser sur une gloire acquise quelques années en arrière. Au même titre que Linkin Park, Evanescence fait partie de cette dernière vague ayant remporté un succès colossal avant que le marché du disque ne s'effondre. Un luxe qui aura permis à la formation emmenée par Amy Lee de prendre son temps pour nous produire son nouveau disque. Rien n'a été vraiment facile pour la damoiselle. Des musiciens qui vont et viennent, un changement de distribution, des doutes quant à une éventuelle carrière solo avant de finalement se relancer en compagnie du projet ayant fait sa gloire.
Un projet ou plutôt une marque déposée. Evanescence, c'est Amy Lee mais avec un nom de groupe. La chanteuse-compositrice reste celle qui tient la barre, écrit la majorité des chansons et dont on retient plus facilement le visage que ceux des autres musiciens. Et elle a bien compris qu'il ne fallait point trop s'éloigner de la recette miracle sans resservir exactement la même chose. Ce troisième album est sans nul doute celui contenant le plus de tubes au format « pop » composés par Evanescence. Des murs de guitares d'une incroyable largeur, des orchestres synthétiques en arrière du mix, une couleur moins goth et plus optimiste, des mélodies accrocheuses et une voix... une sacrée voix, que l'on soit fan ou non.
« What You Want », le morceau d'ouverture et premier single retenu résume bien cet état de fait. Tout est là. Il en est de même avec « My Heart is broken » et « Oceans », véritables concentrés de hits pour stades en folie. On pourrait douter de l'honnêteté de certaines chansons tant elles semblent calibrées pour fonctionner. Mais on ne peut que reconnaître le savoir-faire d'un groupe qui ne doit pas son succès qu'au hasard. Car Evanescence est un album accrocheur, puissant et mélodique qui ne se perd jamais dans les plans inutiles. Tout le monde n'est pas capable de produire ce type de disque avec autant de réussite.
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