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Eels

End Times

Eels
Album
Durée : 40:04
Genre : Pop, Rock
sur 0 votes
INgrooves, 2010
Label: Vagrant Records (US)
MP3 - poids : 91,7 Mo
Interprète(s) : Eels
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MP3
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Écouter un extrait 13 - Little Bird 02:35 0,99€
Écouter un extrait 14 - On My Feet 06:25 0,99€

La chronique

Eels a décidé de casser le rythme en sortant ce End Times huit mois seulement après la livraison de son dernier long, Hombre Lobo. Surplus d'inspiration ou peur du vide ? La réponse, à défaut d'être catégorique, pourrait se situer du côté de la vie privée de Mark Oliver Everett, récemment divorcé et donc -a priori- en pleine remise en question. Si des durs aléas de la vie ne découlent pas forcément des grandes ?uvres, le doute lui est propice à l'écriture.

Sorti de ces considérations psychomusicales, que dire de ce End Times à la pochette (réalisée par Adrian Tomine) qui évoquerait un Mark Oliver Everett dans 30 ans ?   Ce vieil homme essorillé à barbe blanche commencerait évidemment par se raconter avec « The Begining », titre mélancolique et amer. Puis sur « Gone Man », blues rock guilleret sans grand intérêt, qui renvoie directement à « Paradise Blues » un peu plus loin, un blues enlevé et enroué, qui sent le tabac et l'alcool à plein nez. rappelant que E. s'il est l'artisan d'un folk alternatif torturé, sait aussi pousser sa voix éraillée vers des contrées plus traditionnelles.

Mais End Times souffre par moments d'un manque de cohérence. Everett, qui a enregistré ce disque dans le sous-sol de sa résidence californienne, serait-il tombé dans les excès d'autosatisfaction que peut engendrer le concept du « fait à la maison » ? Urgence créative, volonté de minimalisme... ou manque d'inspiration ? Les titres du disque se situent à la croisée de ces chemins. La preuve avec le touchant « A Line in the Dirt », ballade pop folk du meilleur goût, ou l'inutile « Apple Trees » et le raffiné « Little Bird », où quand Everett y va de son clin d'?il à Randy Newman...

End Times ne sera sans doute pas considéré comme un coup de force dans la carrière de Eels. Son aspect bric-à-brac empêchera ses quatorze titres de passer à la postérité. Mais on retiendra End Times pour son aspect épilogique presque inquiétant et sa noirceur irréversible.  

Arnaud de Vaubicourt

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