La chronique
Quentin Mosimann est un touche-à-tout. Il le prouve avec ce double album, sorti le 18 août 2008, qui navigue sans transition entre électro et swing. Mi-crooner, mi-électro star, Quentin a réussi son pari : prouver au public qu’on peut naviguer entre deux univers musicaux avec talent.
A la manière de Paul Anka, qui reprend des tubes de Nirvana ou de Tom Jones à la sauce swing, Quentin Mosimann a pioché dans le répertoire devenu kitsch des années 80. Le jeune chanteur suisse revisite aussi bien le « Etienne » de Guesch Patti ou le « C’est la ouate » de Caroline Loeb que le « Cargo » d’Axel Bauer ou « Cherchez le garçon » de Taxi Girl (premier single) , entouré d’un jazz band de 30 musiciens. Dépoussiérés, ces titres renaissent au son des années 30.
Mais les années 2000 reprennent rapidement le dessus avec une série de remix (« Such a Shame », « Cargo », « C’est l’amour », etc.). Si Quentin Mosimann souhaite se diriger vers des sons minimalistes, tendance dark, il nous propose pourtant une série de titres électro accessibles, pour lesquels il a notamment invité son groupe originel, Hot Vocation.
Et pour les fans frustrés par la multitude de reprises, ils pourront découvrir à la fin du premier volume un titre caché, composé et écrit par Quentin Mosimann. En attendant un second disque, plus personnel…
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