La chronique
L’année 2008 avait commencé avec Sexuality, l’album porno-chic de Sébastien Tellier ; elle se clôt sur une note tout aussi excitante avec Les Vedettes et ce Disque N°1.
Derrière ce nom se cache la troupe de choristes aux allures de majorettes qui a accompagné les grands moments de la tournée Robots Après Tout de Katerine, et s’est faite refoulée des préliminaires du concours de l’Eurovision en défendant le titre « Papa est mort », ici ressuscité en « Vive papa ! ».
La chose serait anecdotique si ce n’était écrit et composé par ledit Katerine, orchestré par Gonzales, réalisé par Renaud Létang, et joué par La Secte Humaine (soit les ex-Little Rabbits). Un coup de baguette magique et hop !, voici le disque le plus fun de l’année, un ovni de quatorze pop songs parfaites dans le registre le plus déluré qu’à connu la pop gauloise.
Sur un nappage electro-rock ou disco synthétique imparable, les girls entonnent des refrains torrides du genre « Ta vie est pourrie », « Grand con » (« moin non plus j’aime pas quand tu me fais ça…mais j’aime b**r avec toi, grand con ! ») ou « Y’a pas un mec ». Les gimmicks abondent (toujours malins), les riffs claquent, et un « Joeystarr » fantasmé se fait sampler à son tour. Au beau milieu, une petite perle mélodique, « Comme dit daddy » (comptine lesbienne ou « Dominique » revisitée 2008). Attention, disque addictif : sérieux s’abstenir.
Loïc Picaud
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