La chronique
Poursuivant sur la lancée de Kiss Me, Kiss Me, Kiss Me, mais dans une veine plus sombre et nostalgique qui a ravi les fans de longue date du groupe (qui n’appréciaient que modérément les trompettes et autres joyeusetés funky genre « Hot Hot Hot !!! » des deux précédents albums), Disintegration est un véritable chef- d’œuvre avec lequel The Cure réussit de nouveau son coup de maître préféré : produire à la fois un disque mélancolique, de toute beauté, sans compromis ET un immense carton commercial.
Cet album se classera effectivement n°3 en Angleterre et n° 12 aux Etats-Unis, et se vendra à plus de trois millions d’exemplaires dans le monde… Pour un disque qui commence par un titre aussi lent, plombé et martial que « Plainsong », c’est quand même une sorte d’exploit. Il faut dire que sur les onze morceaux (plus un caché à la fin, la grande mode à l’époque…), quatre sont des chansons pop imparables (qui se classeront d’ailleurs toutes dans le Top 100 du Billboard) et ce genre de chose fait la différence : « Pictures of You », plus de sept minutes magnifiques de tristesse pop, « Lullaby », fascinante et hypnotique, que Porl Thompson emmènera chez Page et Plant, « Fascination Street » et « Love Song », le hit absolu (n°2 aux Etats-Unis). A l’arrivée, un grand disque, à tous les sens du terme, et l’un des meilleurs du groupe, sinon le meilleur.
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