La chronique
La pochette orangée, irradiée de soleil, encadrée de points lumineux est à l’image du disque : un réchauffe-cœur. D’abord parce que c’est un acte d’amour, à la prose simple.
Dès le premier titre, « M Bifé », la douce voix de Mariam dit « chéri, je t’aime », comme une suite évidente de « Mon amour, ma chérie ». On peut préférer sa version « blues », en fin d’album.
Manu Chao, producteur et réalisateur, qualifié de « guest-star » sur la pochette mêle ses influences latines à la musique malienne. On entend particulièrement cette touche dans « Camions sauvages » et « Sénégal Fast-food ». L’ex Mano Negra apparaît également dans « Taxi Bamako », le plus joli texte de l’album.
Il a su « habiller » les mélodies d’Amadou sans imposer sans cesse son style. Hormis les classiques qui ont beaucoup tourné comme « La réalité » et « Beaux dimanches », on redécouvre des chansons. A commencer par le magnifique et entraînant « Coulibaly » taillé pour la guitare électrique d’Amadou et remixé en 2006 par le rappeur Akon.
Même ambiance très festive sur « La paix », hymne dansant qui prône la solidarité entre les peuples africains. Amadou & Mariam, c’est d’abord une histoire familiale. C’est donc Sam, leur fils, rappeur qui est à l’origine de l’un des titres phares «Politic Amagni» featuring Tiken Jah Fakoly.
The Observer a classé Dimanche à Bamako parmi les vingt meilleurs albums de l'année 2005. Un titre excessif, mais le disque reste longtemps en tête.
Réagissez