La chronique
A l'image de ses cons?urs, chantres d'une variété-R&B souvent pâlotte, Amel Bent s'accroche au micro. Alors que Shy'm est revenue en force avec une émission de danse et que Chimène est totalement in soul, l'interprète de « Ma philosophie » propose ici un quatrième album plus qu'inégal.
Une pochette atrocement ringarde n'est jamais une bonne entrée en matière. Surtout qu'Amel Bent ouvre avec « Délit », un titre pop-rock qui se veut énergique sur sa vie de chanteuse. Pas de quoi tomber par terre. Cette veine là, elle l'exploite notamment grâce à Benoît Poher (Kyo) sur la ballade « Je reste » et « Toi », plus accrocheur. L'ensemble tient la route grâce à la voix de la chanteuse qui garde sa singularité. Sans son agréable timbre, un titre chasserait rapidement l'autre.
Du coup, quitte à choisir, on préfère Amel Bent dans ce qui l'a révélé, le registre R&B. Certes, c'est toujours la même rengaine sur l'amour compliqué qui fait souffrir. L'artiste s'en donne à c?ur joie dans « A quoi tu penses ? » sur la difficulté de se projeter dans une relation amoureuse. Elle crie son besoin d'amour dans « Je me l'interdis », encore une promenade emphatique. Climat d'adieux en compagnie de Mélissa Moon sur le mid tempo « Tu fermes les yeux ».
Accompagné de Volodia, Jean-Jacques Goldman (« Si j'en crois ») et Maxime Le Forestier, Amel Bent revient entre tradition et évolution mais avec un répertoire qui n'est pas à la hauteur de son talent vocal. Elle s'en va sur « Mineure ». Hélas, c'est l'adjectif qui qualifie cet album.
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