Dans l'oeil des Enfoirés, on voit toujours cet espoir d'en finir un jour de chanter pour ceux qui ont faim. Et comme dit l'hymne de 2011, « On ne demande pas la lune », légère variante du tube d'Indochine, qui succède cette année, aux tentatives d'adaptations, souvent moyennes, de succès internationaux. A noter toutefois la traduction en français du standard de Phil Collins, « Another Day in Paradise », interprété ici par Liane Foly, Michaël Jones, Lââm, Nolwenn Leroy et Zazie.
Cette édition a de quoi encore satisfaire tous les publics. Reprise de hits, « L'Assasymphonie » porté par la voix puissante de Patrick Fiori, de classiques, « Comme d'habitude » habité par le quatuor Bruel-Aubert-Obispo-Willem, de variété française dont « Voici les clés » entonné notamment par Serge Lama, de retour, et Alain Bernard, nageur, nouvel Enfoiré. L'équipe rend aussi hommage à Jean Ferrat, avec « La Montagne » où l'incontournable Zaz apparaît. La jeune artiste a inspiré le medley « Je veux » où Thomas Dutronc reprend « Je ne veux pas travailler ».
Au programme donc, des medleys forcément plus vivants en DVD, grâce à l'énorme machinerie de costumes et de décors. De l'humour, avec le « medley sosies » où Goldman reprend « Quand la musique est bonne » et Lorie, « Je vais vite ». Autre medley hétéroclite, intitulé « troisième sexe », où les filles affrontent les garçons sur « Ce soir, on vous met le feu », « Pull marine », « J'aimerais tellement » de Jena Lee, tendance des Enfoirés à suivre les jeunes artistes et « Viens boire un p'tit coup à la maison » ! Enfin, « A la porte du night club » mixe IAM, les fables de la Fontaine, Fatal Bazooka et les sonnets du poète Ronsard ! Rien de transcendant, mais ce double album enregistré à Montpellier remplit toujours sa mission : divertir au profit d'une bonne action.
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