La chronique
On l'a connu quand il s'appelait Monsieur Clément, déjà auteur de deux albums. On le retrouve sous son nom Christophe Cirillo, produit cette fois par des internautes de MyMajor Company.
De sa voix fluette, le chanteur entame son retour avec une ritournelle où il est condamné à rester sur « Le Banc de touche ». « J'aimais mieux avant » sent la nostalgie à plein nez, mais ne révolutionne pas ce genre de complainte parfumée à la naphtaline. « J'aime cette fille » s'appuie sur un air pop éculé que le texte ne sauve pas. Même atmosphère mièvre dans « Pas besoin ».
Si le chanteur se réclame d'Alain Souchon et de Dominique A, on est bien loin de ces références. On passe sur les jeux de mots que même Laurent Ruquier n'oserait pas (« Enlève le haut Debbie », « Pas besoin de Soupline pour adoucir la vie »). Il faut attendre « Le Grand frisson » pour gagner en épaisseur. « Cessez le feu » est l'autre morceau qui sort légèrement du lot. Seul l'ultime titre, « Il a fallu » donne le sentiment d'une écriture incarnée. Cirillo écrit : « Il a fallu ce vent du nord, ce mistral gagnant tous les pores/ Pour sortir enfin du bocal, appuyer là où ça fait mal. »
À la réalisation, Jean-Louis Piérot, seul argument de cet album pour la finition musicale. Pour le reste, le participatif n'a pas toujours du bon. La preuve avec ce Funambule au fil très mince.
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