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Chris Isaak

Beyond The Sun

Chris Isaak
Nouveautés / Avant-premières
Album
Durée : 48:30
Genre : Pop, Rock
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Warner, 2012
Label: Rhino
MP3 - poids : 89,1 Mo
Interprète(s) : Chris Isaak
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MP3
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Écouter un extrait 01 - Ring Of Fire 02:41 1,29€
Écouter un extrait 02 - Trying To Get To You 02:36 1,29€
Écouter un extrait 03 - I Forgot To Remember To Forget 02:11 1,29€
Écouter un extrait 04 - Great Balls Of Fire 01:56 1,29€
Écouter un extrait 05 - Can't Help Falling In Love 03:01 1,29€
Écouter un extrait 06 - Dixie Fried 02:16 1,29€
Écouter un extrait 07 - How's The World Treating You 02:52 1,29€
Écouter un extrait 08 - It's Now Or Never 03:20 1,29€
Écouter un extrait 09 - Miss Pearl 02:08 1,29€
Écouter un extrait 10 - Live It Up 02:33 1,29€
Écouter un extrait 11 - I Walk The Line 02:26 1,29€
Écouter un extrait 12 - So Long I'm Gone 02:26 1,29€
Écouter un extrait 13 - She's Not You 01:55 1,29€
Écouter un extrait 14 - My Happiness 03:14 1,29€
Écouter un extrait 15 - My Baby Left Me 02:01 1,29€
Écouter un extrait 16 - Oh, Pretty Woman 02:53 1,29€
Écouter un extrait 17 - Doin' The Best I Can 03:16 1,29€
Écouter un extrait 18 - Your True Love 01:57 1,29€
Écouter un extrait 19 - Crazy Arms 02:48 1,29€

La chronique

On parle d'hommage, et on a raison. On parle d'amour, et c'est encore plus vrai. Cet album offre en effet une révérence affirmée aux légendaires studios Sun, lieu emblématique de la naissance du rock blanc aux États-Unis : après tout, le patron des lieux, Sam Phillips, voyait, encore peu avant sa disparition, en Chris Isaak le plus authentique des héritiers de l'atmosphère vibratile et charmeuse qui régnait durant les années cinquante entre ces murs.

L'édition deluxe de l'opus inclut vingt-cinq chansons (notre homme d'Hoboken n'est pas paresseux). Quant aux amateurs d'outre-Manche, ils bénéficient de trois titres supplémentaires, dont la composition originale « My Baby Don't Love Me No More ». Car le chanteur n'a pas hésité à quelques rares reprises (« Live It Up », «Lovely Loretta ») à mettre la main à la partition pour des à la manière de qui captent l'identité musicale de cet âge d'or de la chanson populaire américaine. Mais la grande majorité du programme offre naturellement des reprises de standards absolus du genre, regroupant par là-même les très riches heures d'Elvis Presley, Roy Orbison, Jerry Lee Lewis, Johnny Cash, Carl Perkins, et quelques autres. Isaak ne s'est pas arrêté à un strict idiome, n'hésitant pas à reprendre « Can't Help Falling In Love » ou « It's Now Or Never » (version en anglais dans le texte de l'épouvantable « O Sole Mio »), que Presley enregistra bien longtemps après son départ de l'écurie Sun Records.

De même, l'Américain ne s'est pas uniquement concentré sur les hits flamboyants, s'attachant à faire redécouvrir quelques talents plus confidentiels, tel Warren Smith. Mais son respect de l'époque l'a conduit également à inviter lors des sessions Cowboy Jack Clement, figure emblématique de la scène de Memphis, et découvreur de Jerry Lee Lewis. Même si les autres instrumentistes constituent le groupe habituel du chanteur. Pour le reste, et de manière assez naturelle, Isaak interprète l'ensemble d'une merveilleuse voix, laissant mesurer à chaque refrain toute l'influence que put exercer Roy Orbison sur lui. Les versions proposées ici confinant au mimétisme, certains pourront s'interroger sur le bien-fondé de pareille entreprise.

Mais la grandeur - et les limites - de ce pèlerinage au mitan d'une époque enfuie génère un charme et un dynamisme et une tendresse fous. Le moins que l'on puisse attendre de la part d'un homme qui, lorsqu'il s'essayait à la boxe amateur, portait fièrement le surnom...d'Elvis.

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