La chronique
Vingt ans après Charlotte for Ever, il n'était guère facile pour Charlotte Gainsbourg de se lancer à nouveau sur la longueur d'un album sans la présence tutélaire de son père.
C'est donc en compagnie d'une équipe aguerrie que l'interprète a choisi de faire son retour. Les auteurs Jarvis Cocker et Neil Hannon (The Divine Comedy), le duo Air qui signe les musiques, et le producteur Nigel Godrich ont donc confectionné un bel écrin à la chanteuse dont la voix navigue sur ces orchestrations electro et ambient.
Le thème du voyage intérieur nocturne sert de fil conducteur à cet album aux sonorités ouatées. Des titres comme « 5:55 » (qui conte les troubles de l'insomnie au petit matin), « The Operation », « The Song That We Sing » (son orchestration, ses cloches tintinabulantes) constituent les meilleurs moments d'un disque qui compte deux titres en français (« Tel que tu es » et « Jamais » pour moitié).
Si une réserve devait être émise, elle porterait sur l'enveloppe sonore très prégnante, étouffant quelque peu le chant cristallin de Charlotte Gainsbourg. Mais n'était-ce pas là le défi ?
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