La chronique
Après un premier album enregistré sous le parrainage de Corneille qui démontrait ses capacités de soul lover tout en faisant connaître les valeurs d’engagement de Gage, ce nouvel opus baptisé Changer Le Monde prolonge son art et son discours, renforcé par son expérience d’artiste.
A l’image des origines de Gage, les sonorités de Changer Le Monde sont multiples et métissées. Ici, l’auditeur croise des airs aux rythmes caribéens emplis de chaleur (« Doudou »), et là il prend la mesure de la pulsation reggae roots (« Sous les étoiles ») ou débordante de sensualité (« Ailleurs »). Le crooner moderne n’en oublit pas pour autant ses vieilles amours soul/R&B dans le duo « Tu peux choisir » avec Vitaa, qui n’est pas sans évoquer les précédents grandioses de Marvin Gaye avec Tammi Terrell ou Diana Ross. Placé en ouverture et en premier single, « Pardonne-moi » a aussi toutes les chances de s’inscrire dans les palmarès de l’été.
Au-delà de cette cartographie musicale, qui au passage évite soigneusement les clichés de carte postale, Gage adresse quelques messages puisés dans sa philosophie de vie (« Je veux être libre ») ou dans l’actualité (« J’envoie un SOS »), qui ajoutent à l’album une atmosphère de spiritualité et de conscience universelle.
Loïc Picaud/
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