La chronique
Après s’être fait discrète, Vitaa est de retour avec Celle Que Je Vois. Les seize titres ne sont pas tous à graver dans le marbre, mais ce deuxième album offre une production soignée. Hormis le single pop-electro « Une Fille pas comme les autres », taillé pour le dance-floor, la chanteuse reste fidèle aux grandes envolées mélodieuses nappées de R&B.
Auteur-compositeur, elle a travaillé en partie avec Skalp pour les musiques et la réalisation. L’ex acolyte de Kore, ainsi que de jeunes beatmakers comme les appelle Vitaa (Blastar, Astroboys) apportent une légère touche hip-hop. « A fleur de toi » dressait un constat autobiographique plutôt noir des relations humaines avec hommes infidèles et amies traîtresses. L’amour contrarié s’invite à nouveau dans des titres sensibles (« Pour que tu restes », « Je m’attends au pire »), mais Vitaa offre une palette thématique plus étendue.
Ainsi, elle s’adresse à son public naissant (« Quand la lumière s’éteint »), interroge Dieu sur son passage ici-bas (« Maintenant ») et rend hommage à sa grand-mère victime de la maladie d’Alzheimer (« La Grande reine »). Elle affirme sa forte personnalité dans « Faut pas me chercher », up tempo réussi et sa fragilité dans « Celle que je vois ». Comme une évidence, Diam’s qui a permis à Vitaa d’être révélée grâce aux « Confessions nocturnes » pose sur le choral « Voir le monde d’en haut ».
Paula Haddad
Réagissez