La chronique
Les punks rockers originaires du Maryland reviennent aux basiques ou presque. Après une folle existence au sein des pages de nombreux magazines people, les frères Madden se sont enfin remis à composer.
Annoncé l'année dernière par le groupe comme étant le disque qui allait combler le vide laissé par Blink-182, Cardiology a fait sourire plus d'un détracteur quand la bande de Travis Barker s'est reformée. La place laissée vacante était donc reprise par l'un des leaders du mouvement pop-punk reparti sur les routes en attendant de livrer une nouvelle galette. Une mauvaise nouvelle à laquelle venait s'ajouter les souvenirs plutôt mitigés laissés par Good Morning Revival sorti en 2007. Un disque débordant de plans électroniques d'un goût parfois douteux au contenu plutôt planplan.
Néanmoins décidés à ne pas abandonner toutes leurs idées et leurs envies de placer un peu de synthétique au beau milieu de leur rock ensoleillé, les membres de Good Charlotte ont semble t'il su trouver le parfait équilibre. De retour vers la pop-punk des début qui avait donné naissance « The Anthem » ou « Lifestyles of the Rich and Famous », les cinq musiciens offrent à nouveau des singles dynamiques et accrocheurs. Les parties de claviers s'intègrent désormais plus aisément au sein de chansons comme « Sex on the Radio » et « Last Night ». Good Charlotte n'a peut-être pas réinventé un genre mais il se l'est à nouveau approprié. Ayant digéré ses expériences précédentes, il sait comment utiliser chaque instrument pour mieux pondre des riffs que chanteront à tue-tête les fans lors des prochains concerts.
C'est tout ce qu'on demandait à un groupe de rock mélodique pour radios rock US. Une certaine forme de maturité dans un courant que l'on a souvent cru exclusivement réservé aux adolescents ?
Guillaume Ley
Réagissez