La chronique
Cet album est un disque modeste. Dans son intitulé, il traduit l’attachement indéfectible de l’Américain pour son groupe, et son souhait réitéré de se fondre dans une entité collective. Mais cette dixième production du chanteur (et quatrième opus des Cardinals, qui intègre alors, et entre autres, le guitariste Neal Casal, qui trouve ici, après une carrière confidentielle en solo, une exposition médiatique plus importante) est également modeste d’un point de vue artistique.
Adams (manifestement en pleine cure de désintoxication, couronnée de succès) n’essaie en effet plus de prouver quoi que ce soit, heureux dans son rôle de leader (il signe les douze chansons) d’un groupe de copains, et dans cette défroque de troubadour des temps modernes, qu’il appelle de ses vœux depuis tant d’années. Ce qui nous vaut quelques instants de grâce inespérés, et la joie d’une musique (en l’occurrence du folk-country-rock) sans arrière-pensée.
Accompagné d’un bonus dans son édition vinyle, ainsi que d’une bande dessinée, Cardinology sera précédé d’un single (« Fix It ») uniquement édité en vinyle, ce qui en dit long sur la démarche enracinée du chanteur. Cardinology connaîtra une brillante carrière dans les classements américains (11ème position), et sera également salué en Europe continentale, et en Grande-Bretagne.
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