La chronique
Ayant bénéficié d’une promotion inespérée sur le sol américain « grâce » à l’absence de Tony Bennett (avec lequel il avait d’ailleurs fait un duo), Call Me Irresponsible est l’album par lequel Michael Bublé espère séduire le public des Etats-Unis.
Porté par le single « Everything » et une reprise de « Me And Mister Jones », Call Me Irresponsible est peut-être l’album le moins jazzy de son auteur, lequel a préféré un répertoire soul, pop et R&B.S’il conserve la voix chaude du crooner, Bublé n’en essaye pas moins de diversifier son répertoire afin de s’extirper du carcan be-bop New Orleans dans lequel il s’était quelque peu enfermé jusqu’alors. Un album sur lequel on retrouve à la fois Clapton (« Wonderful Tonight ») et Leonard Cohen (« I’m Your Man ») à qui l’artiste canadien rend hommage en s’appropriant certains de leurs titres les moins connus.
Jouant là encore la sécurité, Bublé s’engageait dans la voie d’un succès prévisible n’ayant pas grand-chose d’irresponsible, justement. Album réussi... mais à quand une vraie prise de risque artistique ?
Réagissez