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Cesaria Evora

Cafe Atlantico

Cesaria Evora
Album
Durée : 57:44
Genre : Afrique
sur 0 votes
Sony-BMG, 2009
Label: Tropical Music
MP3 - poids : 133 Mo
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MP3
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Écouter un extrait 13 - Cabo Verde Mandá Manténha 04:00 0,99€
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La chronique

Si la photographie de recto du livret ne ment pas, Cesária Évora, souriante, exultant presque au mitan d’une tribu d’hommes attablée, est heureuse. Et cela est assez rare pour être souligné. Si Miss Perfumado est généralement considéré comme le disque de la reconnaissance internationale, Café Atlantico peut aisément revendiquer le titre d’album de la plénitude.

Pour la première fois, près d’une cinquantaine de musiciens et choristes a été rassemblée pour soutenir la chanteuse. Paulino Vieira, fantasque arrangeur et multi-instrumentiste, est parti, mais Rufino « Bau » Almeida, merveilleux guitariste, occupe désormais le front de scène, en compagnie du compositeur et chanteur Teófilo Chantre. Surtout, on relève ici la présence, invraisemblable il y a seulement quelques mois, d’un joueur de kora (pont essentiel avec la musique d’Afrique de l’Ouest), et de Jaques Morelenbaum. Ce dernier, émérite arrangeur et chef d’orchestre, a été, aux côtés d’Antonio Carlos Jobim et dans le mouvement tropicaliste, l’un des principaux artisans du renouveau de la chanson brésilienne moderne.

Autant dire qu’il offre à Cesária Évora une distinction et un raffinement jusque-là inédits. Et la conséquence immédiate de la présence de cet invité de marque est une coloration latine des chansons, identification plus importante que dans le passé : se mêlent alors, au gré des refrains, rythmes cubains ou brésiliens, souvenirs de l’occupation portugaise du Cap-Vert par l’évocation de ses plus beaux fados, et racines insulaires, dans les couleurs de l’univers des Caraïbes. La Diva s’essaie ainsi à une chanson festive (« São Vicente Carnival ») avec un caractère débridé qu’on ne lui supposait pas.

La version du « María Elena », immortalisée par rien moins que Nat King Cole (et, là encore, en espagnol dans le texte), est rien moins que délicieuse, à l’image d’un disque, toujours en équilibre entre réjouissance et désespoir, nostalgie et plaisir de l’instant. Moins d’amertume et plus de romantisme, Café Atlantico atteint en 1999 la quatrième position du classement américain des albums de musiques du monde.  

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