La chronique
Après la révélation qu’a constituée son premier album, simplement baptisé de son nom, le jeune producteur anglais Burial continue de creuser les méandres du son dubstep avec son deuxième album, Untrue, publié fin 2007. Sa musique, énigmatique, aux franges expérimentales, suit les traces sombres du trip-hop d’artistes comme Massive Attack ou Tricky. Elle emprunte aussi les voies (voix) défrichées aussi bien par Lee « Scratch » Perry que par Maurizio.
L’album Untrue est d’une incroyable cohérence. Il s’écoute d’une seule traite, comme un disque du XXème siècle en fait, et pourtant, par ses albums, entiers, pierres d’angles des sons et rythmes d’aujourd’hui, Burial est une figure majeure de l’électronique désenchantée de ce début de millénaire.
Avec Untrue, Burial plonge aux confins des ambiances dub, des sonorités UK garage et de la réverbération soul. Il est question ici d’ombres et de lumières, de crépuscules écarlates et de nuages grisâtres. L’univers de Burial est mélancolique, ambient, futuriste, saisissant. Les voix s’y perdent dans un dub sombre et pourtant dansant. Les fantômes des raves ne sont jamais loin, flottants à l’horizon.
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