La chronique
Boucan d’enfer possède le meilleur de Renaud : la mélancolie, la colère et la dérision. La pochette de Titouan Lamazou résume les années passées : le chanteur face à un verre dans un bistrot. Un thème qu’il évoque dès le premier morceau « Docteur Renaud, Mister Renard ». Car cet album est surtout et d’abord autobiographique.
Renaud a écrit les quatorze textes. On s’en réjouit à l’écoute de « Boucan d’enfer » et « Cœur perdu » : « La liberté c'est l'enfer / Quand elle tombe sur un cœur prisonnier / Enchaîné comme aux galères / Au cœur de son âme sœur, de sa moitié ». Renaud n’a pas non plus perdu son sens de l’humour dans « L’entarté » et « Mon nain de jardin ».
Evidemment, Boucan d’enfer n’est pas l’album le plus rentre dedans de Renaud. Mais « Manhattan-Kaboul » reste une chanson unique, par la beauté de sa mélodie. Renaud s’est adjoint le talent de son fidèle compositeur Jean-Pierre Bucolo qui signe également les arrangements et la réalisation de l’album.
Boucan d’enfer est à la fois classique et intense. Un grand cru. Même si Docteur Renaud ne boit que de l’eau.
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