La chronique
Black Holes and Revelations est bien destiné à plonger le fan de Muse dans un véritable trou noir, l’inconnu, sans s’enfoncer dans la déprime larmoyante.
Toujours sur un mode rock/électro relevé d’un fond prog-rock voire une goutte de funk, ce quatrième album ose certains arrangements. A l’image de « Take a Bow » se jettant dans une marmite de claviers et de percussions sans perdre son âme rock, ou de l’irresistible « Starlight », tube incontournable du disque. Plus incisif et tranchant sur « Supermassive Black Hole », Matthew Bellamy fait honneur à son aîné Freddie Mercury sur une rythmique lourde et une basse bourdonnante. Du grand art.
Côté textes, le fan de science-fiction Bellamy laisse libre cours à ses obsessions mystiques et politiques. Le propos très sombre de l’album ne plombe pas les morceaux transfigurés par l’état de grâce de l’enregistrement. Le tout sonne comme le parfait disque de rock moderne intergalactique, à conseiller aux novices.
Carole Le Bras
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